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On verrait la différence

Si les hommes avaient leurs règles. Vous avez 4 heures. Non, on rigole. Mais plus sérieusement, ça donnerait quoi un monde où nous sommes tous égaux devant les menstruations ? Gina s’est posé la question, et son cerveau est parti en live di-rect. On vous dresse la liste de toutes les images plus ou moins saugrenues qui nous sont venues en tête.

  • Le tampon avec applicateur aurait été inventé avant 1931.
  • Il y aurait des distributeurs de tampons et serviettes dans la rue, au même titre que les préservatifs.
  • Peut être que les projets de lois sur les congés menstruels auraient avancé ?
  • Personne n’aurait honte de dire “j’ai mes règles” en public.
  • D’ailleurs, on demanderait un tampon comme on taxe une clope ou un chewing gum : sans gêne.
  • Même qu’on ne dirait pas “avoir ses ragnagnas” ni que “les anglais débarquent”. On dirait juste “j’ai mes règles”. Et ce serait ok.
  • L’industrie des protections périodiques serait aussi avancée que celle des rasoirs.
  • Le sexe pendant les règles serait banal et pas jugé comme sale ni tabou.
  • Les légendes urbaines autour des tampons briseurs d’hymen n’existeraient pas.
  • Il y aurait des cours expliquant les règles en détails pour tous les écoliers.
  • On ne demanderait pas à toutes les femmes un peu tendues ou un peu stressées “ben alors, t’as tes règles ou quoi ?”
  • Le sang menstruel ne serait pas diabolisé, ni invisibilisé dans toutes les cultures depuis des millénaires.
  • Tous les bars/restaus/lieux publics auraient une poubelle spéciale dans les toilettes pour récupérer les protections usagées
  • Et on aurait sûrement déjà trouvé un moyen de les recycler.
  • Les arguments de vente principaux des serviettes et tampons ne seraient pas “discret” ni “parfumé” mais “naturel” et “biologique”.
  • Les publicités ne montreraient pas que des nanas sportives/bien gaulées/souriantes hyper contentes de recevoir leur cadeau de mère nature… Mais des mecs et des nanas normaux, à qui il arrive un truc normal : avoir ses règles.
  • Le syndrome pré-menstruel serait reconnu comme un vrai truc relou, au même titre que les grosses migraines.
  • Il y aurait la Coupe du monde, bien sûr, mais aussi la Cup du Monde : la compétition du plus gros flux.

Bref, vous l’aurez compris.

SI les hommes avaient leurs règles, les choses auraient avancé plus vite. Le sujet aurait été placé en haut de la pile des préoccupations générales. On mettrait les chercheurs, l’Assemblée Nationale sur le coup pour faire changer les choses. Mais dans la vraie vie : à nous d’amorcer le changement. On s‘y met ?