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ET COMMENT Y SURVIVRE, SVP

Le syndrome prémenstruel (aka SPM) est le petit nom qu’on donne à cet ensemble de symptômes physiques et/ou psychiques qui débarquent avant les règles. Ces symptômes peuvent survenir plusieurs jours (ou semaines !) en amont des menstruations et se vivent de manière extrêmement différente selon les personnes (because la contraception, l’âge, la génétique, la vie). D’ailleurs, le syndrome prémenstruel peut être passager : vous pouvez l’expérimenter de manière très violente pendant de courtes périodes, ou le rencontrer pour la première fois au bout de 20 ans de règles.

OBSCUR ? ON EN CONVIENT.  

De ce qu’on en sait pourtant, le SPM toucherait une majorité de personnes menstruées. Mais le problème c’est qu’au sujet de ce “syndrome”, on ne sait pas tant de choses que ça. En cause ? Le tabou des règles (encore lui) et le peu d’intérêt de la Science pour les règles et les problématiques liées à la santé des femmes de manière générale. C’est d’ailleurs pour ça qu’on appelle ça un syndrome : en gros, pas une maladie, mais plutôt – à cette heure – un ensemble de symptômes dont on n’arrive pas à expliquer ni le fonctionnement ni la “véritable origine”. 

Conclusion : on a passé plus de temps à basher les femmes en mode “t’as tes règles ou quoi ?”, qu’à chercher des solutions béton. Ah. Lala.

QU’EST-CE QU’ON RESSENT ? 

Comme on en sait encore assez peu sur le syndrome prémenstruel, on ne peut pas vous filer de mode d’emploi ou de guide technique. Ce qu’on peut vous recommander en revanche, c’est de lire des personnes qui parlent de leur propre expérience : parce que chacun·e le vit différemment, et qu’il n’y a rien de mieux que de se renseigner pour se décomplexer et dédramatiser le concept. 

Vous pouvez évidemment tenter le fameux Grand Mystère des Règles de Jack Parker, feuilleter Les Règles… quelle aventure ! qui propose un génial chapitre sur le sujet écrit par Élise Thiébaut et illustré par Mirion Malle, ou écouter le génial podcast proposé par les meufs de La Menstruelle sur le sujet (#çapartenlive). 

Pour certain·es c’est carrément hardcore, et pour la majorité c’est relativement contraignant mais assez vivable – la plupart du temps. Les symptômes les plus courants, les voici : 

  • À échelle physique : des ballonnements et crampes au ventre, des constipations ou diarrhées, une fatigue intense, des maux de tête, de l’acné, des bouffées de chaleurs, des troubles de l’appétit, du sommeil, des chutes de tension, ou des douleurs à la poitrine (etc). 
  • À échelle psychique : une humeur changeante, de l’irritabilité, de l’anxiété, une difficulté à se concentrer, une sensation d’abattement ou de dépression, voire carrément des épisodes dépressifs (etc).

Tout ça a l’air terrible énoncé sous format liste, mais c’est surtout pour vous aider à vous repérer : parce qu’on apprend à vivre avec son corps (#paslechoix) et avec le temps à mieux collaborer avec lui. Ce qui peut aussi bien passer par des aménagements “techniques”, que par des rituels self-care. On s’explique. 

COMMENT LUTTER CONTRE LE SYNDROME PREMENSTRUEL ?   

Quelques pistes :

1/ La première bonne idée peut-être d’installer une application pour “gérer” ses règles (genre Clue – mais faites gaffe à bien rester déconnectée en l’utilisant) : elle vous permettra de suivre votre cycle menstruel et donc de mieux “voir venir” votre syndrome prémenstruel. Parfois, réaliser que c’est précisément ça qui est en train de vous flinguer le moral (et la journée), ça peut aider à relativiser (#ahmaisouiiiicestpourça). 

2/ Pour la déprime, pas de secret : #self-care. On prend soin de soi, on apprend à s’écouter, à être auto-bienveillante. Parce qu’on ne peut pas être au top tout le temps (non, non, non). 

Exemple parlant : vous nagez en plein SPM et vous avez la flemme d’aller boire un verre ? Ne sortez pas. Annulez tout. Reposez-vous. Y a quoi ? 

3/ Il faut savoir qu’il existe un SPM high-level : le trouble dysphorique prémenstruel. Il consisterait en une intensification de tous ces symptômes – particulièrement à échelle psychologique. Si vous vivez des épisodes de déprime intense avant vos règles, vous pouvez en parler à votre médecin. 

4/ Pour les symptômes physiques – au vu de leur grande diversité – l’idéal est encore d’avoir un large éventail de remèdes naturels (#cestmieux). De l’huile essentielle d’Estragon (antispasmodique), de l’huile essentielle d’Ylang-Ylang (relaxante et anti-inflammatoire), de l’huile essentielle de menthe poivrée (pour les migraines)… 

Of course, on fait bien attention à lire la notice avant de les utiliser car les huiles essentielles ne sont pas adaptées à tous·tes (!). Si tout va bien, on se masse le bas-ventre, les tempes, ou les poignets, on se fait une bonne bouillotte (<3) et on chill